Antoinette Fouque s’engage avec Aung San Suu Kyi face à la dictature militaire au Myanmar. Selon Antoinette Fouque, il y a plus inconnu que le soldat inconnu : son épouse. C’est la phrase écrite sur une banderole qu’elle agite lors d’une manifestation du Mouvement de libération des femmes sous l’Arc de Triomphe. Chevalier des Arts et lettres et Commandeur de la Légion d’honneur, elle décède en 2014.

Antoinette Fouque, Roland Barthes et Luce Irigaray

Antoinette Fouque oeuvre avec deux maisons d’édition en parallèle à l’enseignement. Au début de la décennie 1970, elle participe à des débats au sujet de la sexualité féminine sous la houlette de Luce Irigaray, philosophe féministe. Après des études universitaires en Lettres, Antoinette Fouque s’est lancée dans l’enseignement.

Une maison d’édition pour la littérature féminine

Sa maison d’édition donne les moyens à Antoinette Fouque de promouvoir la création féminine. L’éditrice inaugure une première boutique dans le sixième arrondissement de Paris. Là, elle présente toute la production littéraire féminine de l’époque. Lieux de débats, les boutiques de livres inaugurées par Antoinette Fouque ouvrent leurs portes jusque tard le soir. Cette femme de lettres crée Les Editions des femmes au début de la décennie soixante-dix. Les Librairies des femmes voient le jour dans la foulée.

La mère de la féminologie

La lutte d’Antoinette Fouque n’a rien à voir avec un activisme sans concessions, elle défend son attachement au statut de mère, qui n’est pas pour elle en contradiction avec avec la libération des femmes. « Le dictionnaire universel des créatrices » sort sous sa direction, il rend hommage à celles qui ont fait avancé le monde depuis 40 siècles. La théoricienne invente le terme « féminologie », dès lors qu’elle déteste les mots en « -isme » qui, d’après elle, font penser à une théorie. Antoinette Fouque se distingue de Simone de Beauvoir et ce qu’elle avance dans « Le deuxième sexe ».